Maxime Frairot

Un dimanche en famille

Avec leur tête bizarre, leurs postures extravagantes, les personnages peints par Maxime Frairot ne laissent pas indifférents. Sur la toile, l’artiste s’amuse à créer des assemblées improbables, des portraits de famille absurdes. Les visages aux yeux écarquillés, cernés de noirs, provoquent une sensation d’étrangeté, une tension narrative. Mais qui regarde qui dans ce face-à-face étonné ? Le spectateur de l’œuvre ou le personnage représenté ? Selon son humeur, chacun voit ce qu’il veut sur la toile. « Mes personnages semblent pris sur le fait, comme s’ils attendaient un événement. Ils ne sont ni tristes ni gais. Mais les visiteurs de mes expositions projettent sur eux leurs propres émotions. » L’artiste ne délivre pas de message particulier. Il prend plaisir à peindre, à jouer avec la couleur, les formes, les textures. Il marie les techniques au gré de sa fantaisie, mélangeant acrylique, huile, encre, fusain, pastel, crayons de couleur… Maxime Frairot ose la liberté. Sa peinture est attachante et originale. Sous l’apparente légèreté, les couleurs acidulées, il nous invite à nous interroger sur l’autre et notre rapport au monde. 

AKIL

FROTTEMENTS DE LUMIÈRES

Un jaillissement irraisonné pour des pulsations enfouies, une perte d’emprise et un vif espoir d’équilibre… AKIL tient la barre. Il aime le chahut qui vivifie, les ouragans qui emportent et parfois la foudre qui allume des feux à même les océans. Rien de tranquille mais l’homme taillant dans le vif du sujet pour en extraire les mouvements, des rythmiques sourdes et des sens enfouis qui refont tout à coup surface, se redresse et nous salue. Il se confronte et nous confronte à la force des frictions colorées, à une matérialité étonnante des profondeurs, à des perspectives aux outrages flamboyants qui nous révèlent des mondes en constantes transformations. On n’en ressort à la fois ébloui, revigoré et c’est à notre tour de saluer l’artiste.

                                                                                                                Yannick LEFEUVRE Conteur

Plus d’infos :  akil-creations.com

 

LAPS

Laps, de son vrai nom « Lapszynski Eric », est un peintre et dessinateur français d’origine Ukrainienne né le 12 juillet 1968 à Paris.

Les œuvres sont réalisées à l’encre de Chine, aux pastels gras ou à l’huile, sur papier ou toile.

Un style expressionniste et fauve.

Plus d’infos: lapsart.fr et Facebook: Laps peintre

Erick LEPRINCE

Le monde de la mémoire

– Reliefs de temps –

Travail réflexif : des formes, des arbres, des fleurs, des poissons, remontant le fil de leur histoire, de notre histoire. Vision projetée par un travail de matières rugueuses, écorchées ; de surfaces douces, caressées, de lignes, de traits de plume. Graffitis, écritures, marques du temps, souvenirs de l’enfance…

Couleurs chaudes des surgissements impétueux et sauvages, teintes plus douces des plages de sérénité, de plénitude, libération des énergies premières encloses au plus secret de notre être. 

Le peintre nous invite à retrouver notre origine ; à parcourir le monde de la mémoire.

 Expérimentons la surface peinte comme zone franche, comme lieu de vraie liberté. Changeons de rythme, arrêtons-nous : là se trouve peut-être la singularité et la vérité de la peinture, de ma peinture.

Plus d’infos sur la page FB d’Erick Leprince

 

Jean Marc Emmanuel Gaillard

Jean Marc Emmanuel GAILLARD peint la nature. C’est pour lui une respiration, un mouvement constant entre le regard qu’il porte et sa restitution. Il vit à la campagne, entre les étangs de Bresse et cette rivière sauvage qu’est le Doubs. Les longues heures de déambulation entre les franges de saules et les roseaux, le chant et les silences de la rivière, les couleurs changeantes et furtives des reflets nourrissent son inspiration.

Fidèle à cette sensibilité, sa peinture est volontairement classique. Elle s’appuie selon les cas sur deux techniques : la gouache au rendu mat et au séchage rapide, ou l’huile au séchage lent, dont les superpositions permettent des teintes complexes. Pour autant l’ensemble de ses œuvres reflète un univers homogène, reconnaissable à la palette subtile des couleurs.

Jean Marc Emmanuel GAILLARD écrit aussi de la poésie.

Il est né en 1958.

« J’avais peint quelques fleurs / J’en ai fait un bouquet / Que j’ai posé là-bas / Au pied des montagnes bleues / Juste pour signifier … / Signifier la beauté. / Redire la beauté. / l’essence de la naissance. « …

Extrait de Trois linges bleus   Jme Gaillard

Plus d’infos : www.jeanmarcgaillard@wordpress.com

Nicolas Péron

Les recherches artistiques de Nicolas Péron sont liées à la nature et au paysage. Elles ont commencées après sa formation en graphisme publicitaire à l’école Pivaut en 2004. 

Il explore les différentes possibilités de représentation de la nature et du paysage par la contemplation et l’observation. Le dessin sur le motif en extérieur reste pour lui le point de départ de cette démarche. Ce travail pictural partant de l’observation tend à révéler la puissance d’abstraction du paysage, les jeux de lumière et de couleur qui dissolvent les formes et les contours. Les scènes paysagères sont rythmées par les touches successives et animées par les couleurs juxtaposées. Ce processus d’abstraction se détache d’une représentation au sens d’une figuration plus ou moins mimétique, sans perdre de vue le sujet du tableau. Et de ces peintures se projette une forme d’idéalisation et la volonté de trouver un ordre situé au-delà des apparences, entre souvenir et réalité, pour exprimer l’invisible et les forces transcendantes de la nature. Ainsi le motif tend à s’effacer au profit des couleurs et de l’abstraction. L’importance accordée au paysage ainsi que l’absence de perspective placent ces oeuvres dans la lignée des recherches esthétiques de l’Ecole de Pont-Aven et de la peinture chinoise. 

 

CRIS DION

CRIS DION sonde l’humanité dans la matière.
La peau de vache et la croûte de cuir sous leurs formes brutes ou primitives inspirent et aspirent ses émotions et ses angoisses. La peau est pour elle le reflet de nos expériences, à travers ses noeuds, ses plis, blessures, fissures, déchirures, cicatrices…
En pansant des plaies intérieures, CRIS cherche sa résilience à l’infini, en quête de
renouvellements et de couleurs. Elle aime se laisser surprendre par la matière, guider par cette peau qui bouge et reprend vie au rythme de ses métamorphoses, l’emmènant toujours plus loin dans ses recherches, dans sa féminité et ses interrogations.
Son travail est constitué de force et de mouvement. Ses inspirations sont liées aux
émotions primaires que lui procurent le contact avec la peau, le toucher avec la
matière.
La création est son moyen d’expression. Elle retisse des liens de vie qui nous lient
et nous délient les uns aux autres.

Marie-France de Lamare

Toute ma jeunesse a été imprégnée par la forêt de Rambouillet, ses arbres, ses étangs, les couleurs d’automne…

J’ai été élevée avec un crayon et un pinceau à la main, l’oeil ouvert … C’était la tradition, dans une famille d’architectes de père en fils depuis le début du XIXème siècle. J’avais rêvé de faire les Beaux Arts, mais la vie en a décidé autrement… Et puis, encore faut-il oser peindre, après Turner, Corot, Zao Wou-Ki… !

Alors, j’ai osé enfin… après plus de 65 ans de réflexion ! J’essaie simplement de traduire dans la peinture les émotions que m’offre encore et toujours le spectacle de la nature — une nature où se mêlent, mystérieusement parfois, les forêts, les eaux, les lumières…

Mirae

Je peints à l’huile sur bois ou toile, par séries. Je travaille sur le temps et la trace avec l’énergie du geste et de la couleur, c’est pourquoi mes tableaux ont des fonds tout aussi présents que les sujets et le flou du souvenir.

Mon thème de prédilection… reste l’habit – telles les blouses de travail ou les robes – il est notre quotidien, le reflet de notre société et de notre évolution.

Nos vêtement montrent notre personnalité, qui nous sommes, qui nous voulons être et ce que nous voulons cacher…

Yu-Han LU

Je suis né à Taïwan à l’eṕoque de la transition deḿocratique et me suis toujours inteŕessé à la singularité et à l’identité historique de mon pays.

La philosophie du Tao (Lao-Tseu) m’a aidé à voir au-delà des questionnements liés à l’identité politique et culturelle de Taïwan.

Le Tao a beaucoup influencé ma création, en particulier l’idée que l’univers est en perpétuel changement. L’eau est un thème récurrent chez Lao-Tseu. C’est une force empreinte de douceur, mais capable de puissance, de persévérance, de changement.

L’eau est indispensable à l’homme mais fait également s’abattre sur lui des catastrophes (inondation, tsunami, pluies torrentielles). Toutefois, après la destruction vient la renaissance. Pour moi, l’eau crée et détruit, à l’image de la nature elle-même. En un sens, la nature se venge de l’homme qui la détruit mais ce dernier choisit de rester dans sa léthargie. L’homme continue d’épuiser les ressources naturelles qu’il sait pourtant fragiles : il semble qu’on ne puisse refréner son désir.

Dans les tableaux présentés, j’imagine que l’eau a tout recouvert. On assiste aux premiers instants d’un monde nouveau. L’eau nettoie le monde des désirs humains et permet une renaissance. Dans ce processus, l’eau est l’instrument essentiel de la purification.

Plus d’infos : https://lu-yu-han.wixsite.com/luyuhan