Heko Köster

Mes premières photos, je les prenais à l’âge de 8 ans, cela m’a permis de développer mon propre regard sur les choses vivantes. Plus que les étudier je pouvais fixer mon regard pour le montrer aux autres et ainsi je racontais les histoires que je n’aurais pas pu mettre en mots. En quelque sorte j’ai développé très tôt une approche poétique dans mes photos.
A travers mon travail, je montre mon attraction pour des choses qui ont déjà vécu et ont des traces de ce vécu. Dans mes itinéraires souvent singuliers, je rencontre mes sujets au passage, et peux passer de longs moments à essayer de les mettre en image comme je sens qu’il faut que je le fasse. Ce que j’essaye de communiquer a travers mes images est l’influence du temps sur tout, quasiment aucun element qui fait parti de notre vie n’est éternel et on en voit les traces, marques et rides chaque fois que l’on ouvre les yeux. Je cherche la beauté dans ces traces. Je cherche les rides du monde.
Dans mon travail artistique en couleurs vous trouverez souvent de la rouille, de la peinture écaillée, un regard sur la nature ayant repris ses droit sur les créations humaines. La volatilité de notre passage sur terre fixée dans une image selon mon oeil, c’est cela que je voudrais montrer. Heko
Plus d’infos : http://heko.zenfolio.com/

Céline Ranger

« Comme toujours, c’est en portraitiste chevronnée, mais non conventionnelle, que l’artiste Céline Ranger se positionne, tout entière attachée à livrer l’intériorité des êtres plutôt que leur plastique identitaire. Les visages, les corps qu’elle nous offre sont comme le parchemin indéfiniment déroulé de leurs facettes et de leurs énigmes. A l’évidence, voilà une œuvre qui repose davantage sur une quête que sur une affirmation, sur une interrogation fondamentale plutôt que sur une revendication militante. Ces profanes icônes se présentent un peu comme des doubles auxquels nous confrontons notre part de féminité, que nous soyons femmes ou hommes, d’ailleurs… Et c’est, en définitive, la qualité de notre regard qui est questionnée : qui suis-je, face à ces figures un peu hors du temps, mi classiques mi modernes, face à ses yeux qui me happent pour une plongée vers l’intime?
G.bugeau
Plus d’infos : http://celineranger.com

Marie-Jo Bernard

En fait j’ai toujours crayonné et barbouillé, mes cahiers d’écolière étaient reconnaissables….
Après quelques années d’arrêt, j’ai repris les pinceaux, depuis je ne me suis plus arrêtée.
Les fleurs sont mon sujet principal pour leurs couleurs, elles débordent très souvent du cadre : je n’aime pas être enfermée.
Je fais aussi quelques paysages. J’ai quelques idées sur ce thème qui sont en train de « mûrir ».

Soline Roux

L’éclaireuse…

Soline Roux pratique la photographie depuis son plus jeune âge comme une évidence elle en fait son métier après des études d’arts appliqués, d’histoire de l’art et d’arts plastiques. Elle affirme que la vie a été pour elle la meilleure des écoles.

Avec passion et persévérance elle monte plusieurs projets, elle est récompensée pour son travail sur le nu féminin du prix Paris Jeune Talent de Paris en 2005 et du Prix spécial du jury au marché d’art de la Perrière en 2009.

En 2012 Soline fut invitée à présenter son travail Tels maîtres telles bêtes à la salle René Coty au Sénat à Paris et en 2015 Soline exposa ses clichés sur les moissons nocturnes à l’Ecomusée du Perche qui décide d’acquérir auprès de l’artiste une quinzaine de tirages pour ses archives.

Soline est née en Afrique et y a vécu la majeure partie de sa vie. Cet aspect biographique n’est pas si anodin. En effet, elle aime travailler avec des lumières très fortes ou, au contraire, dans des conditions lumineuses difficiles. Comme pour rappeler le soleil ardent de la journée et par contraste les ruelles faiblement éclairées la nuit.

Voici dix ans Soline travaillait sur le thème du feu avec comme seul éclairage, pour une série de nus, la flamme d’une ou plusieurs bougies. Ce projet de fin d’étude a reçu les félicitations du Jury.

« La photographie , c’est savoir écrire avec la lumière, dessiner avec les clairs et les obscurs, les noirs et les blancs, l’ombre et la lumière ».

Son style photographique s’appuie sur le contraste plus opérant que les nuances  : l’opposition des émotions positives et négatives de son vécu l’a inspiré davantage que le cours d’une vie douce et paisible.

Pour en savoir plus : http://solinephotopro.wixsite.com/soline-roux

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Bos.

Facétieux et drôle, Bos raconte des histoires abracadabrantesques.
Le gaillard dégage naturellement de l’énergie et de la bonne humeur.. Et évidemment, cela transparaît dans ses toiles, aussi dingos et loufoques les unes que les autres. Énergie, oui « J’aime que ça aille vite, je ne peux pas traîner, il faut que ça pulse ».
Pour autant Bos ne fait pas n’importe quoi, lui qui peint depuis l’âge de 13 ans. Et dans sa spontanéité, c’est avec une vraie gestuelle qu’il sait où il va. « J’enfile des gants et j’applique la peinture à la main, pour former les personnages et les figures. »
À grands coups de traînés de couleurs, n’apparaissent encore à ce stade que des esquisses. De drôles de machins. Car Bos ne fait rien comme les autres. Pour lui le dessin arrive après. « Oui, sinon ça ne ressemblerait à rien.» Alors serpentent de petits traits minces comme des fils, cousus à l’encre de chine. Ils tracent un oeil, soulignent une bouche, impulsent le mouvement… Touche finale pour les mises en scène, qui révèlent avec drôlerie toute leur verve narrative. Cavalcades de chevaux des Sainte-Marie-de-la-mer, ou vues en plongée de Nantes, sont submergés par des farandoles de personnages, aussi truculents les uns que les autres.
Il y a aussi quelque chose de la BD, qui jaillit de la patte généreuse de Bos.
Ah oui, Bos sculpte aussi des nez de jardin. « C’est pour mettre dehors, c’est coloré. ».  Un vrai marchand de bonheur, ce Bos.
Pour en savoir plus : www.roulemabos.com

Anne Huet Baron

Je cherche dans mes peintures à rendre la dimension poétique des éléments de la nature. L’ océan, les roches, les rivières, les arbres, les brumes et la neige.

Inspirée par l’atmosphère des lieux que j’ai pu voir, j’explore le lien que j’ai créé avec eux en retravaillant mes croquis dans mon atelier. Petit à petit j’épure et ne retient que l’essentiel : l’émotion née de la rencontre avec un paysage .Je souhaite ainsi exprimer le sentiment romantique de la nature, avec ce qu’elle a de tragique et violent aussi bien que doux et fondu.

L’aquarelle avec ses contrastes puissants et ses fondus subtils se prête au rythme fragmenté de mes pinceaux. Laisser l’eau couler, créer des retraits, des balayages, toutes ces techniques m’aident à faire apparaître l’image que je porte en moi.

Mes paysages frôlent parfois l’abstraction, ils sont surtout des symboles de l’âme humaine, passant tout comme elle de l’ombre à la lumière.

Plus d’infos : annehuetbaron.weebly.com