Alexandra Fontaine

En avril 1986, les premiers liquidateurs de Tchernobyl portaient des masques de la seconde guerre mondiale, totalement inutiles pour se protéger des radiations.

Un raccourci saisissant de l’absence de considération pour des habitants plongés dans une catastrophe écologique sans précédent.

Les cent masques d’Alexandra Fontaine suggèrent cette tragédie renouvelée du peuple ukrainien, celle de guerres, dîtes patriotiques, en 1945 et 1986. Ils témoignent du sacrifice de ces femmes et de ces hommes et nous interrogent sur nos responsabilités.

Dans l’installation de la Maison de l’arbre à Montreuil (93), les masques flottaient dans l’espace – traversés par la lumière – à la fois semblables et totalement différents, en mémoire de tout une communauté villageoise disparue.

Les masques d’Alexandra Fontaine peuvent également être portés, tels les masques de pierre de bois et de feuille, masques de plume, masques de beauté ou mortuaire, masques peints en direct sur la peau avec le noir du maquillage, qui en dissimulant les visages révèlent les histoires oubliées de l’humanité.

En 2016, certains habitants de Tchernobyl sont rentrés vivre dans la zone interdite en dépit du danger. C’est le cadre de l’histoire de Au début et à la fin des temps, la très belle pièce du dramaturge ukrainien Pavlo Arie. On pourrait imaginer sans peine, que les acteurs interprétant les personnages de ce texte, portent les masques d’Alexandra Fontaine.

Plus d’infos : www.art-fontaine.eu

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