Mélanie Vallet

Depuis quelques années, ma recherche plastique s’est tournée vers une observation du monde végétal. Plus particulièrement sur les «trognes», ces arbres coupés, taillés, élagués, transformés par l’homme, m’ont fascinée.

Ces silhouettes tordues n’appartiennent plus à l’architecture naturel le du végétal.

Leur apparence est le résultat de cette troublante adaptation à leur environnement naturel mais surtout à l’intervention humaine. Ils nous questionnent alors sur notre propre condition. Notre vie n’est-elle pas façonnée par des événements extérieurs plus ou moins imposés qui vont à l’encontre de nos aspirations naturel les? Tout comme nous, malgré leurs blessures et leur apparente immobilité, ils sont toujours là avec leur force de vie.

Aujourd’hui mon travail se dirige doucement vers une abstraction tout en gardant ce sujet. Je cherche à extraire l’essence même de l’arbre par son enveloppe corporelle. L’arbre en tant que symbole graphique, l’essentiel simplifié au maximum pour arriver au signe, comme un alphabet de forme.

Et à la fois de m’interroger sur l’énergie vitale qui va façonner sa réponse. Cette énergie, tout être vivant la possède. Cette force jaillissante transcende l’enveloppe extérieure, l’invisible apparaît.

Le mouvement suit le volume.

Mon intérêt pour la danse contemporaine et ma rencontre avec Cécile Dauvergne, Chorégraphe et danseuse contemporaine m’ont fait approcher, ces dernières années, la danse de plus près. L’alternance du regard sur les danseurs – les arbres – les danseurs – les arbres, une certaine connexion entre eux s’établit qui me fait entrouvrir une autre dimension de la notion de mouvement :

Bouger, vibrer, immobilité/mobilité, arrêt, équilibre/déséquilibre, s’élancer.

L’arbre parait hiératique mais i l ne cesse de « remuer », de vivre, de se déployer. L’humain peut brasser beaucoup d’air mais n’avance pas toujours comme i l voudrait. Tous les deux sont vivants mais de façon différente voir opposée, avec force et fragilité mais toujours ils repartent et grandissent. Les sculptures « d’arbres dansants » font parties d’un projet de performance dansée pour adultes amateurs.

Réalisée en décembre 2016 à Oizé (72).

Pour en savoir plus : www.melanievallet.com

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